Depuis l’été 2026, les règles du crédit immobilier ont été légèrement assouplies par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF). Objectif affiché : relancer un marché immobilier en berne et faciliter l’accès à la propriété, notamment pour les primo-accédants, tout en évitant le surendettement.
Concrètement, la fameuse limite des 35 % d’endettement devient un peu plus flexible et les banques disposent d’une marge de manœuvre plus large pour accepter certains dossiers. Si vous avez essuyé un refus de prêt ces derniers mois, ces changements peuvent clairement rebattre les cartes.
Jusqu’ici, la règle générale était simple : la mensualité de crédit (immobilier + éventuels crédits conso) ne devait pas dépasser 35 % de vos revenus nets, assurance incluse. Les banques pouvaient déroger à cette règle pour 20 % de leurs dossiers seulement, avec une priorité aux résidences principales.
Depuis les dernières décisions du HCSF, en vigueur à l’été 2026, plusieurs points évoluent :
En clair, si vous étiez juste au-dessus des 35 % ou si vos revenus étaient jugés "atypiques", vous avez désormais un peu plus de chances de passer.
Les autorités ont clairement ciblé les primo-accédants, c’est-à-dire les ménages qui achètent leur première résidence principale. Ce sont eux qui ont le plus souffert de la remontée des taux et du durcissement des conditions d’emprunt depuis 2022.
Avec les nouvelles marges de dérogation, une banque peut désormais accepter plus facilement :
Pour vous, cela signifie qu’un projet mis de côté faute de financement peut redevenir possible, surtout si vous combinez ces assouplissements avec un courtier qui sait défendre votre dossier.
Le Prêt à taux zéro (PTZ) a été prolongé et ajusté récemment, avec un recentrage sur les zones où la demande est forte et les prix élevés. Dans ce contexte :
En 2026, l’optimisation de votre plan de financement (PTZ, éventuel prêt employeur, épargne, aide familiale) devient un élément clé pour profiter des nouvelles marges de manœuvre des banques.
Ces ajustements ne concernent pas que les primo-accédants. Les investisseurs et les propriétaires qui souhaitent renégocier ou regrouper leurs crédits sont aussi concernés.
Les revenus locatifs peuvent être mieux intégrés dans le calcul de votre capacité d’emprunt, sous certaines conditions (bail en place, secteur tendu, gestion sérieuse). Résultat :
Attention toutefois : les banques restent prudentes sur les biens situés dans des zones où la demande locative est faible ou les loyers incertains.
Avec des taux qui se sont stabilisés après la hausse des années 2022-2024 et des règles légèrement assouplies, le rachat ou le regroupement de crédits retrouve de l’intérêt :
Si vous étiez bloqué pour un projet (travaux, changement de logement, investissement), une étude de regroupement peut changer la donne.
Ces évolutions restent techniques et varient d’une banque à l’autre. Toutes n’appliquent pas les assouplissements de la même façon, et les marges de dérogation sont limitées en volume. C’est là que l’accompagnement d’un courtier prend tout son sens.
Avant d’abandonner un projet ou de renoncer à acheter, il peut être pertinent de refaire un point complet sur votre capacité d’emprunt à la lumière de ces nouvelles règles.
Les décisions prises en 2026 sur le crédit immobilier ne sont pas une révolution, mais elles desserrent clairement l’étau pour de nombreux ménages. Taux d’endettement un peu plus flexible, meilleure prise en compte de certains revenus, marges de dérogation élargies : autant de petites évolutions qui, mises bout à bout, peuvent faire passer un dossier de "refusé" à "accepté".
Si vous avez un projet d’achat, d’investissement, de renégociation ou de regroupement de crédits, c’est le bon moment pour le remettre à plat, faire le point sur votre situation et tester à nouveau votre capacité d’emprunt auprès d’un courtier. Les règles ont changé, vos chances aussi.