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Taux immobiliers : vers une stabilisation favorable aux emprunteurs
17 Septembre 2025

Taux immobiliers : vers une stabilisation favorable aux emprunteurs

Le dernier indicateur trimestriel de l’ANIL révèle un marché des prêts immobiliers plutôt stable, marquant peut-être le début d’une phase de consolidation bienvenue pour les ménages souhaitant emprunter.

Des taux qui se maintiennent

Après plusieurs mois de recul, les taux des crédits immobiliers se stabilisent en effet à des niveaux comparables à ceux du trimestre précédent, selon les données compilées auprès des principales banques (Crédit Agricole, Caisse d’Épargne, LCL, Crédit Mutuel, Banque Postale). Cette accalmie est rassurante pour les emprunteurs, y compris dans un contexte économique encore délicat.

Des baisses remarquables sur les durées courtes

Les prêts sur 15 ans enregistrent, eux, une baisse notable. Les taux les plus bas oscillent désormais entre 3,04 % et 3,33 %. Un niveau attractif qui pourrait relancer l’appétit des ménages pour une durée de remboursement mid-term, malmenée ces derniers mois.

Allongement des durées : un recours toujours privilégié

Malgré ce recul, les banques continuent de s’appuyer sur l’allongement des durées pour préserver la capacité d’emprunt des ménages. L’Observatoire Crédit Logement/CSA indique ainsi qu’au mois de juillet 2025, la durée moyenne des crédits s’est élevée à 252 mois, soit un record historique de 21 ans.

OAT à 10 ans : une légère tension qui limite les marges

Parallèlement, le taux de l’OAT à 10 ans, référence pour le coût des prêts bancaires, remonte autour de 3,5 %. Cette progression pourrait freiner de nouvelles baisses de taux. Et limiter alors la latitude des établissements prêteurs pour proposer des tarifs plus agressifs.

À retenir : les taux immobiliers affichent une stabilisation encourageante, notamment sur les durées courtes. En parallèle, l’allongement du remboursement reste le levier privilégié pour faciliter l’accès au crédit. Toutefois, la hausse de l’OAT à 10 ans pourrait encadrer les marges de manœuvre des banques dans les prochains mois.