Le dispositif Relance logement s’inscrit dans le projet de loi de finances 2026. Il vise à répondre au ralentissement de la construction. Ainsi qu'à la tension persistante sur le marché locatif. L’objectif affiché est ainsi de mobiliser l’investissement privé pour relancer la production, mais aussi la mise en location de logements. Le contexte est en effet marqué par la baisse des permis de construire et par des difficultés d’accès au logement pour de nombreux ménages. Ce mécanisme entend donc redonner de l’attractivité à l’investissement locatif.
Le cœur du dispositif repose sur un principe d’amortissement fiscal. Le propriétaire bailleur peut alors déduire une part de la valeur du bien de ses revenus imposables, sous certaines conditions. Cette déduction, étalée dans le temps, a pour but d’améliorer la rentabilité nette de l’opération. Le mécanisme s’applique aux logements neufs, mais également à certains biens anciens ayant fait l’objet de travaux significatifs.
Pour bénéficier de l’avantage fiscal, l’investisseur doit respecter des conditions précises. Il s’engage notamment à louer le logement pendant une durée minimale et à appliquer des plafonds de loyers. Ces contraintes garantissent une offre accessible. Elles évitent aussi une concentration des avantages fiscaux sur des biens destinés à des marchés déjà très tendus.
Au-delà de l’incitation individuelle, le dispositif Relance logement s’inscrit, de plus, dans une stratégie plus large de soutien au secteur du bâtiment. En facilitant l’investissement locatif, il cherche en effet à stimuler la construction neuve. Tout en encourageant la rénovation de logements existants. L’enjeu est donc double : accroître l’offre disponible et restaurer la confiance des investisseurs dans un marché marqué par l’incertitude.